ADIEU AU PARADIS
Le barrage hydroélectrique de Yaciretá sur le fleuve Paraná, muraille de 5 km de long et de 65 km de digues,
a exigé l’inondation de quelques 500 km² de terres et le déplacement forcé de plus de 40.000 personnes, la
plupart des communautés de la mythique culture guaraní, en voie de désintégration à cause de cet ouvrage. Le
coût des travaux a été multiplié par cinq et 6 milliards de dollars ont été détournés.
Actuellement, les personnes spoliées luttent toujours pour dénoncer la misère à laquelle ils ont été réduits et
les violentes agressions commises par les paramilitaires (qui délogent les communautés en brûlant leurs maisons)
mais aussi pour empêcher l’agrandissement du barrage. Ceci entraînerait la perte d’encore 200.000 ha de cultures,
de 1.000 km² où vivent près de 80.000 personnes et la destruction des marais d’Iberá, une zone de grande valeur
écologique à l’échelle mondiale.
Texte: Marisancho Menjón et Pawel Wiechetek
Photographie: Argeo Ameztoy, Mónica Giménez, Samuel Cossar-Gilbert et Juan Roa
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